Musée Bourdon

Le galvanomètre possède un socle de forme circulaire en bois sur lequel sont vissées deux fiches électriques, ainsi qu’une pièce courbée en laiton graduée. Une barre métallique est fixée verticalement à la base, et sert de support à une barre horizontale sur laquelle est montée une pièce épaisse formant un bracelet qui entoure la tige verticale. Les extrémités de ce bracelet encerclent un cylindre sur lequel est fixé un miroir circulaire. Une fine tige de métal est attachée à la base du cylindre et oscille avec la modulation d’intensité du courant.
Cet instrument était utilisé, avec la règle présentée plus bas, pour mesurer de faibles intensités de courant électrique continu. 

Il a servi, entre autre, à l’étude des émotions: grâce à une source lumineuse extérieure, le miroir du galvanomètre éclairait la règle, et les oscillation de la tension nerveuse du sujet était visualisable et mesurable par la variation du point lumineux projeté. Le sujet avait les mains immergées dans deux bassines d’eau par lesquelles on faisait passer un courant électrique de faible intensité, variant selon la transpiration du sujet, celle-ci améliorant la conduction.
De même, cet appareil était utilisé pour étalonner les mesures obtenues par le chariot de Ranvier (celui-ci donnant des valeurs en millimètres) afin d’obtenir des valeurs absolues en unités électriques.
Ci-dessous: la règle en verre, à double graduation ( de 0 à 50, et de -25 à 25).